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 | La léon |
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Création collective. Avec Stéphanie Fabbian, Marie-Noëlle Putton, Sophie Schinker Christine Wargniez, Frédéric Dussin, Patrick Roeser, Michel Schweitzer, Wally. Texte et mise en scène : Roland Marcuola
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La création
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La création : Renouant avec ce qu’il faut bien appeler une tradition dans l’histoire de la compagnie, Les Uns, Les Unes ont créé de toute pièce cette histoire traitant de la paranoïa aiguë. Le sujet était grave et aurait pu donner lieu à des portraits sinistres. À son habitude, la compagnie a choisi de préférer l’humour et la dérision pour tirer à boulets rouges sur ceux de ses contemporains qui ne voient de salut qu’en se repliant sur eux-mêmes, et d’autre alternative aux problèmes du monde que l’individualisme. L’outrance de ce comportement antisocial (en pleine expansion nous semble-t-il) méritait, à nos yeux, l’outrance de la caricature
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L'histoire
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Claudine, Didjer (prononcer Didjer), son frère Maurice habitent cloîtrés, dans leur maison d’un petit village de la France profonde. Peur de l’extérieur, lieu de tous les dangers, de toutes les catastrophes, de toutes les horreurs... De l’extérieur, ils seraient complètement coupés si La Léon, personnage omniprésent, cynique, manipulateur, et qui vit là également, ne faisait écran en leur apportant toutes les nouvelles horrifiques du monde et qui justifient (oh combien et à chaque instant !), le choix qu’ils ont fait de se barricader dans cette quasi forteresse où ils ont entrepris de creuser un bunker. Quelle mouche a piqué le conseil municipal de vouloir jumeler le village avec l’atoll de Gaïbaïti ? Voilà Didjer et les siens contraints d’accueillir sous leur toit trois Gaïbaïtiens venus célébrer les fêtes du jumelage. Comment la cohabitation va-t-elle pouvoir fonctionner ? Les passerelles vont-elles s’avérer possibles entre ces deux mondes littéralement aux antipodes ? Les personnages arriveront-ils à trouver un plus petit dénominateur commun et qui serait une parcelle d’humanité ? Pour le meilleur ? Pour le pire ? C’est ce qu’essaie de montrer cette fable tragi-comique et sans manichéisme, dans laquelle l’outrance des personnages et des situations nous ramène souvent à un quotidien qu’on aurait préféré ne pas trouver étrangement familier...
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